Codex Studiosorum Bruxellensis
La romance du 14 juillet
T: Léon Keimeul, 1946, Cercle Mèdecine, ULB
Dit lied werd geschreven ter gelegenheid van het bezoek van een delegatie Franse geneeskundestudenten aan de ULB, en werd voor het eerst gepubliceerd in de Universitaire Médical van februari 1948.
Elle avait ses quinze ans à peine Quand ell'sentit battr'son coeur Un beau soir, près du mec Gégène Marinette a cru au bonheur. C'était l'jour d'la fêt' nationale Quand la bombe éclate en l'air Elle sentit comme une lame Qui lui pénétrait, dans la chair.
Par devant, par derrière, Tristement comme toujours, Sans chichis, sans manières, Elle a connu l'amour, Les oiseaux dans les branches En les voyant s'aimer Entonnèr'nt la romance Du quatorze juillet.
Mais quand refleurit l'aubépine Au premier souffle du printemps, Fallait voir la pauvre gamine Mettre au monde un petit enfant. Mais Gégène, qui est l'mec à la coule Lui dit: "Ton gosse, moi j' m' en fous! Si tu savais comm'je m'les roule A ta place moi j'lui tordrais l'cou."
Par devant, par derrière, Tristement comm'toujours, Fallait voir la pauvr' mère, Avec son gosse d'huit jours, En fermant les paupières Ell' lui tordit l' kiki Et dans l' trou des ouatères Ell' jeta son petit.
Mise au banc de la cour d'assises Et de c'lui de la société Ell' fut traitée de fill' soumise A la veill' du quatorz' juillet. Elle entendait son petit gosse Qui appelait sa maman Tandis que le verdict atroce La condamne au bagn' pour vingt ans.
Par devant, par derrière, Tristement comme toujours, Elle est mort' la pauvre mère À Cayenne un beau jour, Morte avec l'espérance De revoir son bébé Dans la fosse d'aisance Où ell' l' avait jeté.
Elle avait ses quinze ans à peine Quand ell' sentit battr' son coeur Un beau soir, près du mec Gégène Marinette a cru au bonheur.
Fout gevonden
Bezoek het forum om fouten te melden aan de redactieraad.
© Codexfonds 2008